La localité minière de Muchacha, située dans le territoire de Mambasa, en Ituri, a été le théâtre de violents affrontements ce jeudi matin entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes d’autodéfense « Wazalendo », et les rebelles des Allied Democratic Forces (ADF).
Selon des sources sécuritaires, les combats ont éclaté aux alentours de 4 heures du matin, rompant brutalement le calme habituel de cette zone minière. Pendant près de deux heures, les forces loyalistes ont opposé une résistance soutenue à une faction des ADF, un groupe armé d’origine ougandaise actif dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’intensité des échanges de tirs a plongé les habitants dans une profonde psychose, ravivant les traumatismes liés à l’insécurité chronique qui sévit dans cette partie du pays.
D’après les informations recueillies, les assaillants tentaient de reprendre le contrôle du site de Muchacha, considéré comme stratégique en raison de son potentiel minier. Pour les services de sécurité, la maîtrise de ces ressources constitue un enjeu crucial pour les ADF, leur permettant de financer leurs activités à travers l’exploitation illégale.
Face à cette offensive, la riposte des FARDC et de leurs alliés locaux a permis de contenir l’attaque. Sous la pression, les rebelles ont été contraints de se replier vers les zones forestières environnantes.
Cette incursion intervient dans un contexte particulièrement tendu. Entre le 12 et le 15 mars derniers, des éléments ADF avaient déjà tué une dizaine de civils dans la région, suscitant une vive émotion au sein de la population.
À ce stade, des opérations de ratissage sont en cours afin de traquer les assaillants en fuite et prévenir toute tentative de réorganisation. Le commandement militaire local appelle la population au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant sa détermination à neutraliser durablement la menace des Allied Democratic Forces dans le territoire de Mambasa.
Malgré ce revers infligé aux rebelles, la situation demeure volatile, et les autorités assurent que toutes les dispositions sont prises pour sécuriser durablement la zone.
Azarias Mokonzi




