La province de la Tshopo serait confrontée à un vaste réseau d’exploitation illégale des ressources minières. C’est le cri d’alarme lancé par le député provincial élu de Banalia, Jupson Djeze Zonga. Dans une correspondance adressée, le jeudi 21 mai 2026, au ministre national des Mines, l’élu appelle à une intervention urgente du gouvernement central.
Le parlementaire provincial dénonce des pratiques qu’il qualifie de frauduleuses et contraires à la législation minière en vigueur en République démocratique du Congo. Selon ce document consulté par Mines.cd, plusieurs opérateurs économiques utiliseraient de simples permis de recherche pour mener, en toute illégalité, des activités d’exploitation industrielle à grande échelle.
Au-delà du manque à gagner économique pour l’État, la situation sécuritaire sur le terrain suscite également de vives inquiétudes. Jupson Djeze Zonga signale la présence d’hommes armés autour de plusieurs concessions minières, une militarisation qui mettrait en péril la sécurité des communautés locales et fragiliserait davantage l’autorité de l’État.
Les territoires de Banalia, Basoko, Bafwasende et Ubundu figureraient parmi les zones les plus affectées par ce phénomène.
L’élu provincial soulève par ailleurs des interrogations sur le statut et les activités de certains ressortissants étrangers opérant dans ces zones souvent difficiles d’accès. Il dénonce également le non-respect des obligations communautaires par plusieurs entreprises minières, accusées de refuser de signer ou d’exécuter les cahiers des charges, privant ainsi les populations locales des retombées attendues de l’exploitation de leurs ressources.
Face à ce qu’il qualifie de « criminalité minière organisée », le député provincial dit ne pas vouloir rester passif. Il demande officiellement au ministre national des Mines le déploiement immédiat d’une mission d’inspection multidisciplinaire afin d’évaluer l’ampleur de la situation et de rétablir l’ordre dans les zones concernées.
Azarias Mokonzi




