Une situation potentiellement critique se développe sur une partie de la concession de Metalkol, où une coopérative est installée depuis août 2026, avec la présence signalée d’hommes en uniforme et armés. Cette occupation empêcherait l’entreprise d’accéder à la zone et d’y réaliser les interventions nécessaires.
Plus préoccupant encore, le déversoir de Nzilo serait actuellement obstrué afin d’empêcher l’inondation de la zone occupée. Cette obstruction détournerait les eaux provenant du bassin versant de Musonoi vers le barrage de Kasubantu.
Or, l’exutoire de Kasubantu contourne la centrale hydroélectrique de la SNEL. Si cette configuration se confirme, elle pourrait réduire le volume d’eau disponible pour la production hydroélectrique et, par conséquent, affecter l’approvisionnement en énergie.
Le risque pourrait également concerner les populations
La situation devient d’autant plus préoccupante en cas de fortes précipitations. Une augmentation importante des volumes d’eau pourrait entraîner des inondations dans les zones agricoles situées en aval du barrage de Kasubantu, avec un risque potentiel pour les populations et les activités locales.
Le village de Port Lambert pourrait également être exposé.
Parallèlement, une partie de la zone minière de Metalkol serait déjà affectée par des inondations liées à cette obstruction, faisant craindre une dégradation des conditions d’accès à d’autres secteurs de la concession et une perturbation des opérations.
L’urgence est désormais de prévenir un scénario plus grave

Au-delà du différend autour de l’occupation de la concession, c’est désormais la sécurité des infrastructures, la continuité des opérations, l’environnement et les communautés avoisinantes qui pourraient être concernés.
La situation appelle donc une intervention rapide des autorités compétentes afin de rétablir l’accès à la zone concernée, permettre à Metalkol de procéder aux interventions hydrauliques et sécuritaires nécessaires et prévenir toute aggravation de la situation.
Une intervention préventive apparaît d’autant plus urgente à l’approche des épisodes de fortes pluies : une obstruction aujourd’hui maîtrisable pourrait, en cas de montée des eaux, devenir un problème beaucoup plus difficile à contenir.
Les autorités compétentes sont ainsi appelées à prendre sans délai les mesures nécessaires pour sécuriser la zone, protéger les communautés exposées et préserver les infrastructures énergétiques et minières concernées.




