Au lendemain de l’attaque d’un site minier qui a fait 25 personnes enlevées dans le territoire de Djugu, en Ituri, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont lancé, lundi 21 septembre 2026, une opération militaire contre les combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP).
Selon des sources sécuritaires et locales citées par Radio Okapi, les opérations de l’armée se concentrent principalement dans les zones de Nyampala, Liko et Luna, où des tirs d’armes lourdes ont été entendus au cours de la journée.
Cette opération intervient après l’attaque menée dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre contre un site minier situé à Nyampala. Des combattants de la CRP auraient pris en otage 25 personnes.
Parmi les personnes enlevées figurent six ressortissants chinois, des travailleurs civils congolais ainsi que quatre militaires des FARDC affectés à la sécurisation du site.
Des mouvements de miliciens de la CRP avaient par ailleurs été signalés dans plusieurs localités du territoire de Djugu depuis la semaine précédente, selon des sources sécuritaires.
Aucun bilan disponible après les affrontements
À ce stade, aucun bilan officiel des opérations militaires engagées par les FARDC n’a été communiqué. Les autorités militaires n’ont pas encore précisé l’ampleur des pertes éventuelles dans les rangs de la CRP ni les dégâts matériels enregistrés.
De son côté, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a renforcé ses patrouilles dans la région afin de contribuer à la protection des populations civiles.
Cette nouvelle montée de tension fait craindre une aggravation de la situation sécuritaire dans le territoire de Djugu, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières continuent de peser sur les populations civiles.
Azarias Mokonzi




