Les États-Unis veulent contribuer au renforcement des infrastructures électriques le long du corridor de Lobito. L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a signé, le 22 septembre 2026, un accord avec Anzana Electric Group Limited pour financer une étude de faisabilité visant à accroître la production hydroélectrique et à moderniser les réseaux de distribution d’électricité dans la province du Lualaba, en République démocratique du Congo (RDC), ainsi que dans les provinces du Nord-Ouest de la Zambie.
Selon l’USTDA, le projet vise à améliorer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité des activités minières, notamment celles liées au cuivre et au cobalt, tout en élargissant l’accès à l’électricité pour plus de trois millions de personnes dans les deux pays.
L’étude examinera notamment la réhabilitation d’infrastructures hydroélectriques existantes, le développement de nouvelles capacités de production et l’extension des réseaux de distribution. Elle devra également identifier les équipements et services pouvant être fournis par des entreprises américaines et proposer une structuration financière susceptible d’attirer des investissements privés.
L’électricité, un enjeu pour le corridor de Lobito
Le corridor de Lobito constitue un axe stratégique pour l’acheminement du cuivre, du cobalt et d’autres minerais critiques vers les marchés internationaux. Il relie les zones minières de la RDC et de la Zambie au port de Lobito, en Angola, facilitant leur transport vers les marchés extérieurs.
Pour l’USTDA, le renforcement de l’offre électrique doit notamment permettre aux entreprises minières de réduire leur dépendance aux groupes électrogènes fonctionnant au diesel, dont l’utilisation représente un coût important.
« Une électricité fiable permet aux mines de fonctionner, aux entreprises de prospérer et aux familles de vivre mieux », a déclaré Thomas R. Hardy, directeur adjoint de l’USTDA.
L’agence américaine souligne que l’accès à l’électricité demeure un défi majeur en RDC et en Zambie. Selon elle, les activités minières consomment la majeure partie de l’électricité disponible, tandis que les ménages et les petites entreprises restent insuffisamment desservis.
Le projet prévoit ainsi de soutenir de nouvelles connexions pour les ménages et les entreprises locales, parallèlement au renforcement de l’alimentation électrique des opérations minières situées le long du corridor.
Une étude financée à hauteur de 3 millions de dollars
Pour Brian Kelly, directeur général d’Anzana Electric Group, la disponibilité d’une électricité fiable constitue une condition essentielle au développement industriel et à la transformation locale des minerais.
Cette initiative s’inscrit dans une série de projets soutenus par l’USTDA autour du corridor de Lobito. L’agence américaine indique avoir déjà accompagné des initiatives portant notamment sur la production d’électricité, la connectivité numérique, la modernisation portuaire ainsi que l’extraction et la transformation des minerais critiques.
L’USTDA a accordé une subvention de 3 millions de dollars à Anzana pour financer l’étude de faisabilité. Celle-ci sera réalisée par une entreprise américaine sélectionnée à l’issue d’un appel d’offres, dont la date limite de soumission est fixée au 26 octobre 2026.
Les conclusions de cette étude devront préciser les options techniques et financières permettant de développer les infrastructures envisagées. À ce stade, l’accord ne constitue donc pas un financement des travaux de construction, mais une étape préparatoire à la mobilisation d’investissements pour renforcer l’approvisionnement électrique dans les deux pays.
Pierre Kabakila




