Les métaux ont terminé octobre dans le rouge. L’or a franchi à la baisse le seuil de 3 900 dollars l’once, le cuivre a cédé environ 2 % en une séance, tandis que le cobalt congolais poursuit sa glissade sur le marché chinois.
Vendredi 30 octobre, l’or a enregistré l’une de ses plus fortes chutes de l’année. Le métal jaune est passé sous les 3 900 dollars l’once, un niveau qu’il n’avait plus touché depuis le début de 2026. Il se retrouve désormais environ 30 % sous le sommet atteint fin janvier, autour de 5 600 dollars. Le recul s’est fait dans un mouvement de ventes massives, qui a également entraîné l’argent sous la barre des 50 dollars l’once.
La Fed et le pétrole pèsent
Les opérateurs expliquent ce repli par la solidité des derniers indicateurs américains, de croissance et d’inflation, qui ravivent l’hypothèse d’une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale. La flambée du pétrole, liée aux tensions au Moyen-Orient, alimente aussi les craintes inflationnistes et maintient les rendements réels à un niveau élevé, ce qui pénalise un actif qui ne rapporte pas d’intérêt comme l’or. Standard Chartered situe un support clé autour de 3 886 dollars. À plus long terme, un sondage Reuters auprès de 30 analystes table toujours sur une moyenne de 4 495 dollars pour 2026 et de 4 650 dollars pour 2027.
Le cuivre garde de la marge
Le cuivre a lui aussi souffert, reculant d’environ 2 % à près de 6,45 dollars la livre sur le COMEX, soit de l’ordre de 14 200 dollars la tonne. Le métal rouge, premier produit d’exportation de la RDC, reste néanmoins en hausse d’environ 27 % sur un an et à quelque 6 % seulement de son record du 9 septembre. Pour le Trésor congolais, le niveau des cours demeure donc favorable, même si la volatilité s’installe.
Pourquoi c’est important pour la RDC
La baisse de l’or touche directement la filière aurifère de l’Est et les recettes liées aux exportations artisanales et industrielles. Côté cuivre, chaque variation de quelques centaines de dollars par tonne se répercute sur la redevance minière et sur les recettes en devises dont dépend la stabilité du franc congolais.




