La République démocratique du Congo poursuit sa stratégie de montée en gamme dans le secteur minier. Le Conseil des ministres du Royaume de Belgique a approuvé l’octroi d’une garantie de l’État en faveur du partenariat stratégique entre la Société du Terril de Lubumbashi (STL) et le groupe Umicore, une décision qui ouvre une nouvelle phase dans le développement de la filière du germanium, un minerai critique au cœur des technologies de pointe.
Cette garantie vient consolider l’orientation défendue par Kinshasa : faire des ressources minières un levier d’industrialisation plutôt qu’un simple produit d’exportation. L’objectif est de favoriser la transformation locale des minerais, le transfert de technologies, le développement des compétences nationales et une meilleure création de valeur sur le territoire congolais.
Cette démarche s’inscrit dans la politique impulsée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Au ministère des Mines, Louis Watum Kabamba défend une stratégie reposant sur des partenariats industriels capables d’accompagner la transformation structurelle du secteur minier congolais.
Le partenariat entre STL et Umicore illustre cette ambition. Au-delà de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, il prévoit le développement d’activités de transformation du germanium en République démocratique du Congo, ainsi que des mécanismes de transfert de technologies, d’assistance technique et de renforcement des capacités locales.
Pour les autorités congolaises, cette coopération répond à une double exigence : accroître la valeur ajoutée créée dans le pays et renforcer la souveraineté économique de la RDC sur ses ressources stratégiques, dans un contexte mondial marqué par une forte demande en minerais critiques.
En soutenant ce projet, les autorités belges confortent une initiative appelée à renforcer la position de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales du germanium et, plus largement, des minerais critiques.
Le ministère des Mines estime que ce type de partenariat constitue un levier essentiel pour accélérer l’industrialisation du pays, stimuler la création de valeur locale et faire du secteur minier un moteur durable de croissance économique au bénéfice des populations congolaises.




