Les États-Unis entendent renforcer leur partenariat stratégique avec la République démocratique du Congo (RDC) dans le secteur des minerais critiques. Une opportunité de financement de 14,49 millions de dollars a été lancée afin de soutenir une croissance portée par le secteur privé au Burundi, en RDC, au Rwanda et en Ouganda.
L’annonce a été faite ce mardi 18 août 2026 à Kinshasa par le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en RDC, Ian J. McCary, lors du symposium intitulé « Conversations critiques : Jeunesse, secteur minier et partenariat stratégique entre les USA et la RDC », organisé avec l’International Republican Institute (IRI).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre Washington et Kinshasa. Elle vise à encourager les investissements privés dans les minerais critiques, à renforcer la transparence et à créer de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs et les entreprises américaines et congolaises.
Selon le diplomate américain, la RDC dispose de ressources stratégiques essentielles au développement des véhicules électriques, des énergies renouvelables, des infrastructures numériques et des industries de pointe. Toutefois, la richesse minière ne suffit pas, à elle seule, à garantir la prospérité.
« La prospérité repose sur des institutions solides, une gouvernance transparente, des pratiques commerciales responsables, des règles prévisibles et un climat d’investissement qui inspire confiance. Ce sont ces fondations qui permettent d’attirer des investissements responsables, de créer des emplois de qualité et de favoriser une croissance économique durable », a-t-il déclaré.
Ian J. McCary a insisté sur la nécessité de consolider les institutions, d’améliorer la gouvernance et de promouvoir des pratiques commerciales responsables, ainsi que de garantir une plus grande prévisibilité des règles et un climat d’investissement favorable.
Ces conditions sont, selon lui, indispensables pour attirer des capitaux responsables, créer des emplois de qualité et favoriser une croissance économique durable.
Une enveloppe de 14,49 millions de dollars

Le financement annoncé intervient dans le contexte de la politique étrangère « America First » de l’administration Trump. Selon l’ambassade des États-Unis, le programme devra démontrer une contribution directe aux intérêts américains, tout en favorisant une croissance fondée sur le marché et portée par le secteur privé.
« À cette fin, le Département d’État a récemment lancé un avis de financement pour une opportunité de financement d’un montant de 14 490 000 dollars », a annoncé Ian J. McCary.
Le symposium a également accordé une place importante à la participation de la jeunesse congolaise. Étudiants, entrepreneurs, ingénieurs, chercheurs et futurs décideurs ont été encouragés à prendre part à la transformation du secteur minier, notamment à travers l’innovation, l’entrepreneuriat et la création de partenariats.

La présence du ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a été présentée comme un signal de l’engagement du gouvernement à développer un secteur minier moderne, compétitif et transparent.
Au-delà de l’annonce financière, le message américain met en avant une exigence centrale : la valorisation des minerais critiques de la RDC devra s’appuyer sur une gouvernance solide, des investissements responsables et une implication accrue de la jeunesse congolaise.
Daniel Bawuna




