L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) accompagne Buenassa Resources dans la préparation de son projet de raffinerie de cuivre et de cobalt dans le Lualaba. Les deux parties ont signé, le 23 septembre 2026 à New York, un accord portant sur le financement d’une étude de préfaisabilité.
Selon l’USTDA, cette étude doit notamment identifier les sources potentielles d’approvisionnement en matières premières de la future raffinerie. Elle devra également définir les caractéristiques techniques de l’installation et établir les paramètres économiques et financiers nécessaires à son développement.
Une étude préalable à la construction
L’accord conclu avec Buenassa ne porte pas sur le financement de la construction de la raffinerie. Il concerne les travaux techniques destinés à préciser les conditions de réalisation du projet.
L’étude évaluera les fournisseurs potentiels de matières premières, la conception technique de l’installation ainsi que sa viabilité économique et financière à long terme. L’USTDA indique également que la construction et l’exploitation de la raffinerie pourraient ouvrir des opportunités aux entreprises américaines spécialisées dans le traitement des minerais, notamment pour la fourniture d’équipements et d’expertise.
Le montant de la subvention n’est pas précisé dans le communiqué publié par l’agence américaine le 23 septembre.
Buenassa mise sur la transformation locale du cuivre et du cobalt
Buenassa Resources porte ce projet industriel dans la province du Lualaba, au cœur de la principale zone minière de la RDC.
L’entreprise ambitionne de produire localement des produits issus du cuivre et du cobalt. L’USTDA présente cette initiative comme une contribution au développement de la transformation locale des minerais congolais et à la diversification des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques.
Le projet intervient alors que la RDC cherche à accroître la transformation de ses ressources minières sur son territoire. Le cuivre et le cobalt occupent une place importante dans cette stratégie, en raison de leurs applications dans plusieurs secteurs industriels.
La future raffinerie devra notamment disposer d’un approvisionnement régulier en minerais pour fonctionner dans des conditions économiquement viables. L’USTDA a ainsi placé l’identification des fournisseurs potentiels parmi les principaux objectifs de l’étude.
Cette question revêt une importance particulière pour le cobalt. La RDC figure parmi les principaux producteurs mondiaux de ce métal, mais une part importante de sa transformation intervient encore à l’étranger.
Le modèle de Buenassa devra donc préciser les sources de minerais disponibles, les conditions d’approvisionnement et les paramètres économiques susceptibles de garantir la viabilité de la raffinerie à long terme.
Un projet inscrit dans le partenariat RDC–États-Unis
L’accord intervient dans le contexte du rapprochement entre Kinshasa et Washington autour des minerais critiques.
L’USTDA présente le cuivre et le cobalt comme des ressources essentielles à plusieurs secteurs, notamment l’énergie, la construction, l’intelligence artificielle et la défense. Selon l’agence, son partenariat avec Buenassa pourrait également faciliter l’accès des entreprises américaines aux chaînes d’approvisionnement en minerais critiques.
Le projet s’inscrit par ailleurs dans la dynamique du corridor de Lobito, que les autorités congolaises présentent comme un axe stratégique pour le transport des minerais et le développement industriel régional.
Le projet Buenassa entre ainsi dans une nouvelle phase d’évaluation technique et financière. L’étude financée par l’USTDA doit permettre de préciser les conditions nécessaires à la construction et à l’exploitation de la future raffinerie.
À ce stade, l’accord porte uniquement sur la préfaisabilité et non sur la construction de l’installation. La réalisation de l’étude constitue donc une étape préalable à la définition du modèle industriel et à la mobilisation des financements nécessaires au développement du projet.
Pierre Kabakila




