La richesse du sous-sol congolais ne profite pas encore à la population à la hauteur de son potentiel. C’est le constat au cœur d’une conférence consacrée au thème « Richesse géologique et convoitises internationales : comment réinventer l’exploitation minière locale pour en faire un levier de souveraineté nationale et d’intérêt général », animée par Azarias Mokonzi, journaliste à MINES.CD, le dimanche 20 septembre.
Pour inverser cette tendance, six priorités ont été avancées. Il s’agit notamment de renforcer le Service géologique national afin de mieux maîtriser les données sur les gisements, de contrôler l’exécution des cahiers des charges des entreprises minières et de relancer les sociétés minières publiques.
La lutte contre la corruption figure également parmi les axes proposés, avec la numérisation du cadastre minier, le recours aux appels d’offres publics et le renforcement des organes de contrôle.
La conférence préconise aussi une meilleure traçabilité des recettes minières, notamment pour lutter contre la sous-évaluation des exportations et les pratiques frauduleuses liées aux prix de transfert. Ces revenus devraient davantage contribuer au financement des infrastructures, des services publics et à la diversification de l’économie.
Autre axe mis en avant : l’application stricte du Code minier, notamment en matière de redevances sur les substances stratégiques et de sous-traitance réservée aux entreprises à capitaux congolais.
L’objectif affiché est de faire de la connaissance géologique, de la bonne gouvernance et de la transformation locale des minerais les principaux leviers d’une exploitation minière davantage tournée vers l’intérêt national.
Pierre Kabakila




