Jean-Paul Kapongo Kadiobo et Georges Nyembo Kitungwa sont visés par des arrêtés ministériels signés le 21 octobre 2026. Le ministère leur reproche des manquements présumés dans la lutte contre l’exploitation artisanale illicite au sein de concessions minières.
Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a suspendu de leurs fonctions Jean-Paul Kapongo Kadiobo, directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), et Georges Nyembo Kitungwa, directeur provincial de cet établissement au Lualaba.
Les décisions figurent dans des arrêtés ministériels signés le 21 octobre 2026. Elles interviennent dans un contexte de renforcement des contrôles sur l’exploitation minière artisanale et la conformité des activités menées dans les périmètres concédés.
Des manquements présumés dans les concessions minières
Selon les motifs exposés dans les arrêtés, les deux responsables sont notamment accusés de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour prévenir l’exploitation artisanale illicite dans des périmètres couverts par des droits miniers.
Ces manquements présumés auraient été relevés dans le rapport préliminaire d’une mission spéciale dépêchée au Lualaba.
Le ministre leur reproche également l’installation jugée irrégulière de services percepteurs du SAEMAPE au sein de ces concessions. D’après les arrêtés, cette pratique aurait porté atteinte à la pleine jouissance des droits des titulaires des titres miniers et exposé l’État à d’éventuelles réclamations de tiers pour les préjudices subis.
Les suspensions prennent effet dès la signature des arrêtés. Le secrétaire général aux Mines est chargé de leur exécution.
Le Lualaba au cœur des enjeux de formalisation minière
La décision intervient dans une province stratégique pour la production congolaise de cuivre et de cobalt, où l’encadrement de l’exploitation artisanale constitue un enjeu majeur pour les autorités.
Le SAEMAPE a notamment pour mission d’accompagner les exploitants artisanaux, de contribuer à la formalisation de leurs activités et de veiller à leur encadrement dans le respect de la réglementation minière.
La présence d’activités artisanales non autorisées dans des concessions déjà attribuées soulève des questions relatives à la protection des droits miniers, à la sécurité des exploitants et à la régularité des interventions des services publics.
Cette double suspension traduit la volonté du ministère des Mines de renforcer le contrôle de ses structures opérationnelles et de rappeler leurs responsabilités dans l’application de la réglementation.
Les suites de cette affaire dépendront notamment des conclusions définitives des vérifications et des mesures qui seront prises par les autorités compétentes.
Daniel Bawuna




