L’Assemblée nationale de la RDC a déclaré recevables, lundi 13 avril 2026, deux projets de loi d’importance stratégique, dont l’un porte sur un partenariat renforcé avec les États-Unis autour des minerais critiques. L’autre concerne l’accord de paix conclu avec le Rwanda. La séance plénière, présidée par Aimé Boji Sangara, s’est soldée par l’adoption de ces textes à une large majorité de 346 voix pour, contre 7 et 2 abstentions, sur 355 votants.
Présenté par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, l’accord entre la RDC et les États-Unis établit un cadre de coopération stratégique centré notamment sur l’exploitation, la valorisation et la sécurisation des minerais critiques, un secteur clé pour l’économie congolaise et les chaînes d’approvisionnement mondiales. Il couvre également l’énergie, les infrastructures et la sécurité. Ce dispositif prévoit des mécanismes conjoints de suivi, tout en réaffirmant le respect de la souveraineté nationale et des intérêts du pays.
Le second projet de loi concerne l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda. Ce texte vise à instaurer une cessation durable des hostilités, condition essentielle à la sécurisation des zones minières de l’Est du pays, souvent affectées par les conflits armés. Il prévoit le respect de l’intégrité territoriale, le désengagement des forces en présence ainsi que la mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire pour stabiliser durablement la région des Grands Lacs.
Au cours des débats, les députés ont insisté sur la nécessité d’un contrôle parlementaire rigoureux, notamment dans la gestion des partenariats liés aux ressources naturelles, ainsi que sur le respect strict des engagements, en particulier par la partie rwandaise. Par ailleurs, la chambre basse a adopté la prorogation de l’état de siège dans l’Est du pays, une mesure jugée essentielle pour renforcer la protection des populations civiles et sécuriser les zones à fort potentiel minier.
En marge des travaux législatifs, un rapport sur la gestion financière de l’Assemblée nationale a été présenté à huis clos.
Pierre Kabakila




