Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu ce mardi 16 juin 2026 Michael Stoltzfus, président-directeur général de la société américaine Dynamic Aviation, dans le cadre d’un projet stratégique visant à moderniser la connaissance du sous-sol congolais grâce aux technologies avancées de cartographie aérienne et de télédétection.
Au centre des discussions figurait le lancement d’un vaste programme national de collecte de données géospatiales destiné à identifier avec davantage de précision les ressources minérales stratégiques de la République démocratique du Congo.
Mieux connaître le sous-sol pour attirer les investissements
Selon la Présidence de la République, ce projet doit permettre de produire des données géologiques et géophysiques fiables sur plusieurs zones encore insuffisamment documentées du territoire national.
L’initiative vise notamment à améliorer la connaissance des réserves de minerais critiques tels que le cobalt, le coltan, le lithium, le cuivre ou encore le nickel, dont la demande mondiale continue de croître sous l’effet de la transition énergétique.
Pour les autorités congolaises, la disponibilité de données scientifiques de qualité constitue un levier essentiel pour attirer des investissements miniers de long terme et réduire les risques liés à l’exploration.
La souveraineté des données érigée en priorité
Si le chef de l’État s’est montré favorable à cette coopération technologique, il a également posé des conditions claires concernant la gestion des informations qui seront collectées.
Félix Tshisekedi a insisté sur le respect de la souveraineté nationale en matière de données géologiques, considérées comme des actifs stratégiques au même titre que les ressources naturelles elles-mêmes.
Selon la Présidence, toutes les opérations devront s’effectuer dans un cadre garantissant à la RDC le contrôle, la protection et la maîtrise des informations produites dans le cadre de ce partenariat.
Pour Kinshasa, il ne saurait être question que des données aussi sensibles échappent au contrôle de l’État ou soient exploitées en dehors des intérêts nationaux.
Une nouvelle étape dans la modernisation du secteur minier
Cette rencontre intervient alors que le gouvernement multiplie les initiatives destinées à renforcer la connaissance géologique du pays.
Après les projets de cartographie géophysique et géologique pilotés par le Service Géologique National du Congo (SGN-C), le recours aux technologies de télédétection et d’imagerie aérienne s’inscrit dans la volonté des autorités de moderniser l’exploration minière et d’améliorer la valorisation du potentiel minéral national.
Au-delà de l’attractivité économique, l’enjeu est également stratégique : disposer d’une connaissance précise du sous-sol congolais afin de renforcer la capacité de négociation de l’État et de consolider sa souveraineté sur l’une des plus importantes réserves mondiales de minerais critiques.
Azarias Mokonzi




