Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a décidé de renforcer le contrôle des sites miniers afin de lutter contre la fraude et la présence illégale d’hommes en uniforme, à l’issue d’une réunion interministérielle tenue mercredi 9 septembre 2026 sous la présidence du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo.
Parmi les principales orientations retenues figure le retrait des hommes en uniforme présents illégalement dans les sites miniers, une mesure jugée prioritaire pour rétablir l’ordre et la légalité dans le secteur. La Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM) doit également s’attaquer aux réseaux impliqués dans l’exploitation illégale, afin de démanteler les filières de contrebande et de sécuriser les revenus miniers du pays.
Coordination interministérielle renforcée
Plusieurs mesures ont été arrêtées à l’issue des échanges, notamment l’organisation prochaine d’une réunion regroupant les ministères directement concernés par la lutte contre la fraude minière. Cette rencontre vise à harmoniser les actions des différents départements ministériels et à mettre en place un dispositif cohérent de surveillance et de contrôle des activités minières sur l’ensemble du territoire national.
Depuis un certain temps, la présence illégale d’hommes en uniforme dans les sites miniers constitue un défi majeur pour la sécurité et la gouvernance du secteur minier en RDC. Ces acteurs non autorisés sont notamment accusés de contribuer à l’insécurité, de perturber les opérations légales et de favoriser la perte de revenus pour l’État, tout en exposant les travailleurs et les communautés locales à des risques accrus.
La CNLFM appelée à jouer un rôle central
La Commission nationale de lutte contre la fraude minière (CNLFM) jouera un rôle central dans la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, avec pour mission d’identifier, de traquer et de démanteler les réseaux impliqués dans l’exploitation illégale. Son action s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur minier, visant à améliorer la transparence, la traçabilité et la contribution du secteur au développement national.
Cette offensive gouvernementale intervient à un moment crucial où la RDC cherche à maximiser les bénéfices de son important potentiel minier, tout en luttant contre les pratiques illégales qui sapent les efforts de développement.
Daniel Bawuna




