L’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR) alerte sur un risque d’effondrement de plusieurs habitations dans les cellules Bel-Air 1 et 2, à Kolwezi, dans la province du Lualaba. L’organisation appelle les autorités provinciales et le projet Musonoie de Rwashi Mining à prendre des mesures urgentes.
Dans un communiqué publié le 3 octobre 2026 à Kolwezi, IPDHOR affirme que plusieurs maisons présentent, depuis plusieurs jours, d’importantes fissures. L’organisation indique avoir recueilli des témoignages auprès des communautés locales faisant état d’une dégradation de la situation et d’inquiétudes concernant la sécurité des habitants.
Selon IPDHOR, les informations recueillies dans le cadre de son investigation font état d’un possible lien entre ces phénomènes et les activités minières du projet Musonoie de Rwashi Mining. Les communautés évoquent notamment des appareils électroménagers endommagés, des fissures qui évolueraient en érosions, ainsi que des eaux provenant de l’usine de Rwashi qui pourraient, selon elles, aggraver la situation.
Des évaluations environnementales demandées
Face à ces alertes, IPDHOR demande une vérification des conditions dans lesquelles les Études d’impact environnemental et social (EIES) et le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) ont été élaborés. L’organisation souhaite également savoir si un plan de réinstallation est prévu pour les populations concernées.
« Les activités minières doivent être conduites dans le respect des droits fondamentaux des communautés, de leur sécurité et de leur environnement », estime Léonard Zama, directeur exécutif d’IPDHOR. Il appelle à accorder la priorité à la prévention des risques, à la réduction des impacts négatifs et à la réparation des éventuels préjudices.
L’organisation demande aux autorités provinciales de diligenter une évaluation technique indépendante des habitations concernées. Cette expertise devra notamment déterminer l’origine des fissures, le niveau de danger et les mesures de protection nécessaires. IPDHOR réclame également une évaluation des cas signalés et, le cas échéant, l’établissement des responsabilités.
Rwashi Mining appelée à réagir
IPDHOR appelle par ailleurs le projet Musonoie de Rwashi Mining à communiquer sur les mesures prises face aux risques signalés et à engager un dialogue avec les communautés concernées ainsi qu’avec les organisations de la société civile.
L’organisation demande également une analyse des méthodes d’évaluation des rejets de l’usine vers le « gros tranché », qu’elle considère comme susceptible de présenter un risque sanitaire.
IPDHOR insiste enfin sur la nécessité d’une intervention rapide des autorités afin d’évaluer la situation, d’établir les causes des dégradations signalées et de prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires pour protéger les populations concernées.
Pierre Kabakila




