Sept personnes ont perdu la vie après la chute d’un minibus dans les eaux d’une ancienne mine à ciel ouvert à Kakanda, dans la province du Lualaba. Le véhicule transportait une délégation lorsqu’il a plongé dans le bassin de l’ancienne mine de Kabamba Nkola, autrefois exploitée par Boss Mining. Trois personnes ont survécu à l’accident.
Le drame s’est produit mercredi 19 août dans l’agglomération de Kakanda. Un minibus transportant plusieurs membres d’une délégation a quitté la chaussée avant de terminer sa course dans les eaux d’un ancien site minier.
Selon des témoignages recueillis localement par l’ONG Action pour le développement intégral et durable (ADID), le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule alors qu’il abordait une descente. Le minibus a ensuite basculé dans le bassin d’une ancienne mine à ciel ouvert, aujourd’hui rempli d’eau.
Une délégation en route pour une cérémonie coutumière
Les victimes faisaient partie d’une délégation qui se rendait sur un site minier dans le cadre de cérémonies coutumières.
Ces cérémonies devaient notamment permettre aux creuseurs artisanaux d’accéder au site afin d’y mener leurs activités.
Le bilan provisoire fait état de sept décès, dont deux chefs coutumiers, tandis que trois autres occupants du véhicule ont survécu à l’accident.
Les corps récupérés après plusieurs jours
Les recherches engagées après l’accident ont permis de localiser le minibus immergé dans le bassin.
Le chef coutumier Kuvumbi a été retrouvé dimanche 23 août. Six autres corps ont été repêchés le lendemain, lundi 24 août, à l’aide d’un engin mobilisé pour extraire le véhicule des eaux.
Les dépouilles, restées plusieurs jours immergées, se trouvaient dans un état avancé de décomposition au moment de leur récupération.
L’opération s’est déroulée sous le regard d’une importante foule, tandis que les autorités locales et les équipes mobilisées poursuivaient les recherches et les opérations de récupération.
Les anciens sites miniers au cœur des inquiétudes
Cet accident remet en lumière les risques liés à la présence de nombreux anciens sites miniers abandonnés et remplis d’eau dans le Lualaba.
Ces bassins, hérités de l’exploitation à ciel ouvert, peuvent représenter un danger pour les populations lorsqu’ils se trouvent à proximité des routes, des habitations ou des zones où se développent des activités minières artisanales.
Le drame de Kakanda relance ainsi les interrogations sur la sécurisation, la signalisation et la surveillance de ces anciens sites, particulièrement dans les zones où la reprise ou le développement de l’exploitation artisanale augmente la fréquentation des espaces miniers.
Pierre Kabakila




