Plusieurs enfants ont manqué la rentrée scolaire dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Alors qu’ils étaient attendus dans les salles de classe, ces mineurs seraient toujours nombreux à travailler dans les carrés miniers de cette partie de la République démocratique du Congo.
L’alerte a été lancée ce lundi 5 octobre 2026 par Rams Malikidogo, activiste des droits humains et acteur de la société civile locale.
Selon lui, le constat sur le terrain est préoccupant. Malgré la politique de gratuité de l’enseignement primaire public et le lancement officiel de la nouvelle année scolaire, plus de 1 000 enfants seraient encore présents dans différents sites miniers de la région.
Ces enfants sont notamment visibles dans des carrés miniers à forte activité, tels que Russie, Yolo, Njiapanda-Bela, Kotakoli, Makele et Mingazi. Au lieu de fréquenter les salles de classe, ils sont affectés à des travaux d’extraction artisanale de l’or, parfois dans des conditions difficiles et potentiellement dangereuses.
« Cette rentrée a été un moment pour eux de se rendre à l’école, mais malheureusement, suite à la prolifération des minerais dans ces zones, ces enfants n’ont pas repris le chemin de l’école. C’est vraiment aberrant », a déploré Rams Malikidogo.
La société civile interpelle les autorités
Face à cette situation, l’activiste appelle les autorités compétentes, tant au niveau provincial que national, à s’impliquer davantage pour mettre fin à la présence des enfants dans les sites miniers et favoriser leur retour à l’école.
Pour la société civile, des mesures doivent être prises afin de décourager le travail des enfants dans ces sites et de garantir leur protection, conformément à leur droit à l’éducation.
Cette situation intervient dans un contexte où la rentrée scolaire 2026-2027 reste difficile dans plusieurs zones du territoire de Mambasa, notamment en raison de l’insécurité. Les autorités provinciales avaient d’ailleurs appelé les parents à maintenir leurs enfants à l’école.
Azarias Mokonzi




