La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) a de nouveau attiré l’attention sur la présence d’enfants dans les zones d’exploitation minière artisanale en République démocratique du Congo. Le 28 septembre 2026, sa délégation a pris part, à Genève, à un événement parallèle consacré aux droits humains et au travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement du cobalt en RDC.
Cette activité s’est tenue en marge de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, ouverte du 7 septembre au 7 octobre 2026.
La délégation congolaise, conduite par le président de la CNDH-RDC, Paul Nsapu, a participé à cette rencontre consacrée aux enjeux liés à la présence des enfants dans les chaînes d’approvisionnement du cobalt. Selon la communication de l’institution, le secrétaire technique administratif adjoint y a présenté une communication.
Dans le texte transmis, la CNDH-RDC rappelle que la lutte contre le travail des enfants dans les mines ne peut reposer uniquement sur les acteurs présents sur les sites d’exploitation. Elle implique également l’État, les entreprises et les partenaires au développement.
« La lutte contre le travail des enfants dans les mines ne relève pas uniquement des acteurs présents sur les sites d’exploitation », souligne le président de la CNDH.
La Commission met notamment en avant les facteurs qui contribuent à maintenir les enfants dans les activités minières, parmi lesquels la pauvreté des ménages, les difficultés d’accès à l’éducation dans certaines zones rurales et minières ainsi que l’insuffisance des mécanismes de contrôle des exploitations artisanales.
Une pratique contraire aux normes internationales
La présence d’enfants dans les carrières minières constitue une préoccupation majeure en matière de protection des droits de l’enfant. La Convention n° 182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) classe les travaux susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité des enfants parmi les pires formes de travail des enfants.
Pour la CNDH-RDC, la lutte contre cette pratique doit s’accompagner de mesures structurelles visant à promouvoir une exploitation minière responsable et respectueuse des droits humains.
La délégation de la Commission poursuit ses activités à Genève dans le cadre de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme. Selon l’institution, Paul Nsapu devait également prononcer une déclaration orale lors du dialogue interactif renforcé consacré à la situation des droits humains en RDC.
Azarias Mokonzi




