La République démocratique du Congo entend encadrer les investissements américains dans son secteur minier en veillant au respect de sa législation et à la préservation des intérêts de l’État. Cette position a été défendue par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, lors de la deuxième réunion du Comité conjoint de pilotage de l’accord de partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, tenue le jeudi 5 novembre 2026 à Paris.
Au cours de cette rencontre, organisée neuf mois après la première réunion à Washington, le ministre a présenté les avancées enregistrées dans le secteur minier dans le cadre de ce partenariat. Il a également évoqué les investissements des entreprises américaines déjà implantées en RDC, ainsi que les perspectives de développement de plusieurs projets stratégiques.

Les discussions ont notamment porté sur le corridor de Lobito, le projet hydroélectrique Grand Inga et les investissements dans les minerais critiques, ressources qui placent la RDC au cœur des enjeux mondiaux de la transition énergétique.
Louis Watum a insisté sur la nécessité de tenir compte du cadre légal congolais, des capacités réelles de production du pays et de la protection des intérêts de l’État dans la mise en œuvre des différents projets.
Le ministre a par ailleurs apporté des précisions sur les dispositions relatives au contenu local dans le secteur minier. Il a notamment évoqué la participation des travailleurs à hauteur de 5 % au capital des entreprises minières, ainsi que les règles encadrant la participation des Congolais aux activités de traitement des minerais.

Sur ce point, il a rappelé que la législation minière congolaise réserve aux citoyens congolais une participation de 50 % au capital des entités de traitement, et non de 5 % comme cela avait été évoqué lors des discussions.
Au-delà des investissements, le ministre a plaidé pour que ce partenariat contribue à la création d’emplois, à la transformation locale des ressources naturelles et au développement de l’exploitation minière artisanale. Il a également souligné l’importance de l’assistance technique, du transfert de compétences et du renforcement des capacités nationales.

La réunion de Paris était coprésidée, côté congolais, par le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des représentants du Comité conjoint de pilotage.
À l’issue des échanges, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de faire avancer les projets structurants et de concrétiser leurs engagements à travers des investissements générateurs d’emplois et de retombées économiques durables pour la RDC.
Pierre Kabakila




