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Lualaba — 24 août 2026. Neuf personnes travaillant pour un sous-traitant opérant…
Projet d’appui à l’éducation: Quand la faible application par MMG fragilise l’enseignement dans les villages du Haut-Katanga
A Shindaika et à Kasongo, deux chefferies du territoire de Kipushi, dans le Haut-Katanga, les enseignants décrient l’application du projet d’appui au secteur de l’éducation de MMG Kinsevere. Au village Muombe précisément, ils dénoncent l’arrêt des bourses scolaires, le manque de livres et la précarité des conditions socio-professionnelles à l’école primaire Neema. Pendant ce temps, à l’institut Kifita les enseignants se plaignent aussi de l’absence d’ateliers pour les options techniques, et du manque de bibliothèque scolaire. Des programmes pourtant prévus dans le cahier des charges de MMG Kinsevere pour la génération 2021-2025. Mardi 30 juin dans le Haut Katanga, un vent violent soulève en spirale des feuilles mortes et débris légers de la cour de l’école primaire Neema au village Muombo. Les portes et fenêtres de l’école peintes en vert restent fermées depuis quelques jours. C’est la pause avant les grandes vacances, et les enseignants ont préféré passer du temps à Lubumbashi, à l’exception d’un petit nombre dont fait partie Kot akot Michel, que Mines.Cd a rencontré à quelques encablures de l’école Neema faisant le traitement des côtes. « On fait des efforts pour assurer l’essentiel, on le fait pour nos enfants. Beaucoup d’enseignants sont partis de l’école à cause des conditions professionnelles précaires et par le manque d’appui au secteur par MMG Kinsevere», déclare Kot-akot. A ces jours, l’école primaire Neema compte 6 enseignants pour environ 448 élèves. Mais d’après Kot-akot l’institution scolaire manque de livres, de programme scolaire, de prévisions de matière ou encore des posters. Une situation qui fragilise l'enseignement et qui alimente des interrogations sur le projet d’appui au secteur de l’éducation retenu dans le cahier des charges de première génération 2021-2025 de MMG Kinsevere. « Par nos propres efforts, nous nous débrouillons pour avoir des livres par-ci par-là afin de tenir les enseignements», dit Kot-akot. Des bourses scolaires suspendues À l’école primaire Neema du village Muombo, un autre problème tient à la suspension des bourses scolaires par MMG Kinsevere. Un programme qui devrait pourtant voir le nombre de boursiers croître en passant de 75 à 100 élèves à partir de septembre 2023 dans les écoles du ressort de MMG Kinsevere. En plus, d’après le cahier des charges, les élèves du primaire bénéficiaires du programme devraient poursuivre leurs études dans les écoles secondaires partenaires de MMG comme le Lycée Lubusha, le Lycée Kwesu, le Collège Ima-Kafubu,et la Cité des jeunes. L’objectif était de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement d’une part et encourager la scolarisation de bon nombre d'enfants de l’autre part. Seulement « A l’école primaire Neema, tout s’est arrêté. Avant MMG pouvaient venir pour donner des dons et encourager les 5 premiers élèves de chaque classe. Mais tout ça n’existe plus depuis 3 ans», déclare encore Kot-akot. A la différence de l’école primaire Neema de Muombo, à l’école Kifita les enseignants affirment que le programme de bourses scolaires continue à s’appliquer uniquement au niveau primaire. « Pour ce qui est du niveau secondaire, le programme de bourses scolaires n’a jamais été lancé », déclare Bienvenue Kingombe, préfet des études. Une situation qui contraste avec les engagements de MMG qui prévoyait dans le cahier des charges de première génération l’octroi de la bourse aux 10 meilleurs élèves de chaque promotion au niveau secondaire. Les agents de l’entreprise en partenariat avec les CLDs et les responsables des écoles devraient procéder à cette sélection sur la base des performances scolaires. Des Ateliers pour les options techniques se font encore attendre …
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Projet agricole de MMG KINSEVERE: 5 ans après la signature du cahier des charges, l’exécution piétine
Dans le Haut-Katanga, province du Sud-est de la RDC, les populations de plusieurs villages du territoire de Kipushi se plaignent de la faiblesse du niveau d’exécution du programme agricole de MMG Kinsevere retenu dans le cahier des charges de première génération. Annoncé pour 5 ans, soit de 2021 à 2025, ce programme qui prévoit notamment l’apport en substances actives herbicides, piétine et les écarts entre les prévisions et les réalisations restent considérables. Mais MMG kinsevere rassure et dit être pleinement engagée à honorer les engagements convenus avec les communautés locales. République Démocratique du Congo, dimanche 14 juin 2026 , des villages du territoire de Kipushi environnant l’entreprise minière Minerals and Metals Group Kinsevere (MMG) dans le Haut-katanga, offrent des spectacles de grande précarité. A Kikwesa par exemple, des habitations précaires et disparates dominent le paysage, pendant que l’agriculture de subsistance se fait avec des outils rudimentaires depuis des années. « Comme vous pouvez le remarquer, à Kikwesa il faut se battre pour survivre. Puisqu’ici, nous n'avons rien eu de MMG sauf l'eau potable », dit Abel Ilunga, habitant de Kikwesa, tout en pointant du doigt les deux forages avec citernes qui dominent les hauteurs du village. Pourtant il y a quelques années, en 2021, à Kikwesa et dans plusieurs villages impactés par l’exploitation minière de MMG Kinsevere , les habitants nourrissaient l’espoir de vaincre la pauvreté et de voir leurs villages émerger. A cette époque-là, les comités locaux de développement venaient de signer le cahier des charges de responsabilité sociétale d’une durée de 5 ans avec MMG afin de développer plusieurs secteurs dont l’agropastoral. Ainsi sur le plan agricole, les habitants de Kikwesa attendaient l’apport par MMG Kinsevere en intrants agricoles comme NPK : 17-17-17, Urée : 46%, ou encore les semences Zea mays. Les agriculteurs de cette partie du territoire de Kipushi devraient aussi recevoir des substances actives herbicides comme , Acétochlore, Atrazine, Mésotrione, Métachlore , paraquat, tout comme aussi celles de post émergence à l’image d’Atrazine et Bentazone et enfin des Insecticides dont methomyl et Lambda 50 EC. Des dotations qui devraient se faire dans une période de 5 ans, soit de 2021-2025 d’après le cahier des charges de responsabilité sociale que les comités locaux de développement et MMG avaient signé. Seulement jusqu’en 2026 l’exécution de ce programme se fait toujours attendre, et Kikwesa reste plongé dans la pauvreté en dépit des promesses pour son développement. Des plaintes incessantes sur le prélèvement de 300 seaux de maïs Si le village Kikwesa se plaint du manque de soutien de MMG Kinsevere sur le plan agricole, les villages qui ont partiellement bénéficié de ce programme dénoncent l’obligation de remboursement en nature. Puisqu’en effet le cahier des charges de responsabilité sociétale de MMG Kinsevere prévoit un prélèvement de 300 seaux de maïs par hectare. «C’est pour donner un caractère durable au projet agricole», peut-on lire dans le document. Mais les agriculteurs y voient une forme d’exploitation qui aggraverait leur pauvreté. « Nous sommes en train de travailler pour MMG. Puisque parfois nous n’avons que très peu de seaux. Et nous remboursons tout à MMG» dit Jean-Claude Bamulaji, agriculteur à Kifita. Bamulaji était assis devant sa maison lorsque Mines.cd l'a interrogé. Il s’ensuit donc que beaucoup qui ont souscrit au programme agricole de MMG l’ont abandonné pour se tourner par la suite vers des initiatives privées. « Certains agriculteurs ont été exclus du programme par MMG comme ils étaient incapables de rembourser en nature après la dotation d’intrants agricoles », déclare Alphonsine Mulongoy, membre du comité de suivi basée au village Kifita. Selon le cahier des charges de responsabilité sociétale, MMG Kinsevere s'était engagée à accompagner les communautés des 26 villages à exploiter une étendue agricole totale de 400 hectares de maïs pour la première année, soit 2021. Ceci pouvait augmenter de 50 Ha par an pour les 4 ans grâce aux fonds générés par les remboursements durant la période d’accompagnement. Sauf que les exclusions d’agriculteurs du programme faute de remboursement de 300 seaux et les cas d’abandon qui en ont découlé, auraient porté un coup dur au programme agricole de MMG Kinsevere. A ces jours, les dépôts construits pour abriter les produits agricoles ne sont presque pas sollicités. Des dépôts pour produits agricoles vides C’est le cas du dépôt que Mines.cd a visité au village Kandulwe. S’il est à ces jours inauguré d’après la population locale, il reste cependant difficile de comprendre s’il est sollicité par les agriculteurs pour stocker les produits agricoles. Puisqu'en effet « le dépôt reste fermé pendant des jours. Parfois les agents de MMG viennent l’ouvrir et repartent. C’est eux mêmes qui gèrent cela » déclare Joseph Kalwa, agriculteur à Kandulwe. Même situation au village Sela où le dépôt n’est pas encore inauguré plusieurs mois après sa construction. D’après le cahier des charges de responsabilité sociétale, le projet de construire les dépôts pour produits agricoles devrait assurer une meilleure sécurité alimentaire et une meilleure gestion des récoltes et leur commercialisation. Le projet devrait ainsi permettre aux villages autour de MMG de disposer de produits à consommer pendant une période plus longue et de développer une gestion plus raisonnée des stocks tout en limitant les pertes liées aux rongeurs et aux moisissures ainsi qu’aux parasites de stockage. …
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