À l’occasion de la DRC Mining Week 2026, qui se tient à Lubumbashi, Kibali Gold Mines (KGM) a réaffirmé son engagement en faveur d’une exploitation minière responsable, en mettant l’accent sur la formalisation du secteur artisanal, la protection de l’environnement et le développement durable des communautés locales.
Intervenant lors d’un panel consacré à l’exploitation minière artisanale, Lefranc Basima Busane, directeur du département des affaires sociales de Kibali Gold Mines, a souligné que la formalisation du secteur reste l’un des principaux défis auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.

Selon lui, la coexistence entre les exploitants artisanaux et les sociétés minières industrielles nécessite un dialogue permanent afin de prévenir les conflits et les intrusions dans les concessions minières.
« Nos travailleurs évoluent souvent à proximité des zones d’exploitation artisanale. Il est donc essentiel de maintenir une communication constante avec les communautés concernées afin de prévenir les tensions, éviter les incursions illégales dans nos concessions et accompagner les exploitants artisanaux vers des pratiques plus responsables », a-t-il expliqué.
Le responsable de Kibali a également salué les efforts déployés par les autorités minières, notamment le ministère national des Mines, dans la lutte contre l’exploitation illégale. Il a évoqué les opérations menées pour éloigner les opérateurs clandestins, y compris certains ressortissants étrangers opérant en dehors du cadre légal, dont les activités ont affecté plusieurs sites miniers.
Au-delà des questions de sécurité et de gouvernance, Lefranc Basima a insisté sur les conséquences environnementales de l’exploitation artisanale, notamment la déforestation, la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau, appelant à une meilleure sensibilisation des acteurs du secteur aux exigences environnementales.
Abordant les relations avec les communautés locales, il a indiqué que Kibali a mis en place des mécanismes de consultation et de dialogue permettant d’identifier les différentes parties prenantes et de prendre en compte leurs préoccupations.

« Nous travaillons à travers des cadres de concertation et des échanges directs avec les communautés pour nous assurer que personne n’est laissé de côté et que les réalités du terrain sont correctement prises en compte », a-t-il affirmé.
Pour Kibali, le défi ne consiste pas seulement à encadrer l’exploitation artisanale, mais également à préparer l’avenir des communautés. L’entreprise encourage ainsi la transition vers des activités économiques productives et durables, capables de générer des revenus au-delà de la durée de vie des projets miniers.
« Nous devons sortir progressivement d’une logique de consommation immédiate pour promouvoir une culture de l’investissement et de la production. Les communautés doivent pouvoir disposer d’alternatives viables lorsque l’activité minière prendra fin », a conclu Lefranc Basima.
À travers cette intervention, Kibali Gold Mines a réaffirmé sa vision d’une industrie minière conciliant performance économique, responsabilité sociale et préservation de l’environnement.




