La sécurité énergétique durable pour les mines et les ménages congolais ne dépend pas uniquement d’une augmentation de la production d’électricité. Elle passe également par la modernisation des infrastructures grâce aux technologies numériques. C’est le message qu’a porté Didier Ngabu, Directeur exécutif du département Ingénierie énergétique et Infrastructures de Vodacom Business RDC, lors de la pré-conférence de la DRC Mining Week organisée le mardi 16 juin à Lubumbashi.

Intervenant au Forum Énergie RDC autour du thème « Comment garantir une sécurité énergétique durable pour le secteur minier et les ménages ? », il a souligné que l’énergie et la connectivité constituent aujourd’hui deux infrastructures complémentaires et indissociables du développement économique et social.

« Il n’y a pas de télécommunications sans énergie. Aujourd’hui, chaque utilisateur de téléphone ou d’équipement numérique dépend d’une alimentation électrique fiable », a-t-il déclaré devant les participants.
S’appuyant sur l’expérience du secteur des télécommunications, premier secteur libéralisé en République démocratique du Congo, Didier Ngabu a expliqué que les défis auxquels fait face l’industrie énergétique présentent de nombreuses similitudes avec ceux rencontrés par les opérateurs télécoms. Il s’agit notamment de garantir la capacité des infrastructures tout en élargissant l’accès aux services dans les zones les plus reculées du pays.
Selon lui, la sécurité énergétique nécessite une approche globale prenant en compte l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la distribution de l’électricité, en passant par le transport de l’énergie. Cette approche doit être soutenue par des outils numériques capables d’assurer une surveillance permanente des installations et une gestion en temps réel des infrastructures.
Le responsable de Vodacom Business RDC a également plaidé pour un mix énergétique diversifié, combinant plusieurs sources d’énergie afin de répondre efficacement aux besoins du pays. Il a notamment mis en avant le potentiel du solaire et des solutions hybrides adaptées aux réalités locales.
À cet effet, il a rappelé que plus de 700 sites ruraux de Vodacom sont déjà alimentés par l’énergie solaire. Une démarche qui permet non seulement de réduire la dépendance au diesel, mais aussi de limiter les émissions de carbone tout en garantissant une meilleure continuité des services dans les zones éloignées.
Didier Ngabu a par ailleurs insisté sur l’importance des partenariats entre les secteurs public et privé pour accélérer le développement des infrastructures énergétiques. Il a cité les collaborations engagées par Vodacom avec Orange pour le déploiement de stations de base alimentées à l’énergie solaire dans les zones rurales, avec Airtel dans le domaine de la fibre optique, ainsi qu’avec Starlink pour les solutions satellitaires destinées à renforcer la connectivité dans les régions difficiles d’accès.
Dans le même cadre, Hervé Lusilao Nsuka, Directeur régional de Vodacom pour le Grand Katanga et le Grand Kasaï, a mis en avant le rôle croissant des technologies numériques dans l’amélioration des performances du secteur énergétique.

« Aujourd’hui, lorsque nous parlons d’énergie, nous devons également parler de technologie. Le numérique permet le monitoring à distance, l’automatisation des opérations et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité et la productivité », a-t-il expliqué lors d’une interview accordée en marge de l’événement.
Selon lui, les solutions numériques offrent désormais la possibilité de surveiller les infrastructures de transport et de distribution de l’électricité à distance, de détecter rapidement les incidents techniques et de prévenir les actes de vandalisme qui affectent régulièrement les réseaux énergétiques.
Pour Vodacom, la digitalisation des infrastructures énergétiques constitue ainsi un levier stratégique pour améliorer la fiabilité du service, réduire les pertes techniques et commerciales, optimiser les coûts d’exploitation et élargir l’accès à l’électricité. Un enjeu majeur aussi bien pour les entreprises minières, dont les activités dépendent d’une alimentation énergétique stable, que pour les ménages congolais qui aspirent à un accès plus fiable et durable à l’électricité.
À travers cette participation à la DRC Mining Week, Vodacom réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à la transformation numérique du secteur énergétique congolais et de soutenir les efforts visant à construire un système énergétique plus résilient, plus efficace et plus inclusif.
O. Mukinzi, depuis Lubumbashi




