La République démocratique du Congo et la Suisse veulent renforcer leur coopération autour des enjeux de sécurité et de respect des droits humains dans le secteur extractif. Le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu vendredi à Kinshasa une délégation suisse conduite par l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Suisse en RDC, Léo Trembley.
Au centre des échanges : la mise en œuvre des Principes volontaires sur la sécurité et les droits humains, une initiative internationale destinée à promouvoir le respect des droits humains dans les activités extractives, notamment dans les zones où les entreprises sont confrontées à des enjeux de sécurité.
L’ambassadeur Léo Trembley a salué la qualité des échanges avec le ministre des Mines et rappelé l’accompagnement de longue date de la Suisse dans le processus ayant conduit à l’adhésion de la RDC à cette initiative. Kinshasa est ainsi devenue le premier pays d’Afrique francophone à rejoindre les Principes volontaires.
Le Plan d’action national au cœur des discussions

La délégation suisse et le ministre Louis Watum Kabamba ont également évoqué la mise en œuvre du Plan d’action national récemment adopté par la RDC.
Les discussions ont notamment porté sur la nécessité de poursuivre le dialogue entre les différentes parties prenantes du secteur extractif : pouvoirs publics, entreprises minières et société civile.
Pour Dagmar Tartagli, cheffe de la diplomatie suisse des droits de l’homme, de la démocratie et de la diplomatie de paix, cette approche multipartite constitue l’un des fondements des Principes volontaires. Elle doit permettre de confronter les politiques et engagements aux réalités rencontrées sur le terrain.
La responsable suisse a également insisté sur le rôle du ministère des Mines dans la sensibilisation des entreprises opérant en RDC, afin de favoriser une application effective des principes relatifs à la sécurité et aux droits humains.
La Suisse entend poursuivre son accompagnement

La Suisse, qui participe aux Principes volontaires depuis près de vingt ans, entend continuer à accompagner la RDC dans la mise en œuvre de cette initiative. Le pays doit par ailleurs assurer la présidence des Principes volontaires l’année prochaine.
Pour Kinshasa, cette coopération intervient alors que la gouvernance du secteur minier accorde une importance croissante aux questions de protection des communautés, de respect des droits humains et de responsabilité des entreprises.
La mise en œuvre effective du Plan d’action national constituera désormais l’un des principaux enjeux, avec pour objectif de traduire les engagements pris au niveau international en pratiques concrètes dans les zones d’exploitation minière en RDC.





